En deuil d'un auteur, Pierre Bottero, qui m'a donné envie de lire, envie d'écrire, le premier. C'est grâce à ses livres, ses personnages, son imagination sans limite, que j'ai aimé plonger dans un monde imaginaire, un monde magique, un monde aux couleurs chatoyantes. J'ignore pourquoi sa mort me touche plus que celle de gens de ma famille... Mais il était un modèle d'altruisme, d'humilité et il possédait un talent immense, un talent envoutant, celui de manier les mots comme un peintre ses pinceaux. On vivait dans ses personnages, on ressentait leurs sentiments, peine, douleur ou amour, avec autant de force qu'il était possible d'imaginer.
Je sais qu'on me dira qu'il vit maintenant à travers ses ½uvres, mais pour moi ce n'est pas le cas. Il était ses oeuvres, sans lui elles perdent leurs saveurs, son monde s'est évaporé avec lui, la porte qu'il nous avait ouverte vers l'imaginerie s'est refermée et il ne restent plus que des souvenirs de ce qu'il nous avait permit de voir, des souvenirs qui resteront uniques ; des souvenirs qui resteront amers pour moi autant que délicieux.
Je lui reste à tout jamais redevable de m'avoir fait autant aimé les mots et tout ce qu'ils peuvent receler de bonheur, de secrets, de réconfort et de beauté.